Le Team Reevax survit au 9ème Crocodile Trophy !

O2 Bikers Decembre 2003

02 : C'etait la 2ème participation du team Reevax au Crocodile Trophy, en Australie. Qu'est-ce qui vous attire autant dans cette course au bout du monde ?
Peter Paelinck: La combinaison d'une épreuve sportive et d'une aventure de survie est unique. II n'y a pas de luxe, pas de confort. Le dépassement de ses limites, la volonté de survivre, la camaraderie et la satisfaction après-coup font d'une course comme Ie Crocodile Trophy une aventure unique et inoubl table que I'on conserve en soi pour Ie restant de ses jours et qui te rend chaque jour plus fort en tant que sportif mais surtout en tant qu'individu.

02 : Certains pretendent que cette 9ème edition fut la plus dure de toutes. Pourquoi ?
P.P. :
Cette édition s'est deroulée six semaines plus tard dans I'année que la précédente. Avec I'été qui frappait a la porte, les temperatures grimpaient. Ce fut d'ailleurs la chaleur (des temperatures de 40 à 50°C) qui constitua Ie plus gros problème. Beaucoup de participants ont du abandonner à cause de problèmes de déshydratation ou problèmes au fessier dûs à la chaleur. Sur les 41 partants, seuls 26 ont rallié I'arrivée. Heureusement, Ie team Reevax faisait partie de ceux-ci.

02 : Quelle preparation avez-vous faite avant Ie Crocodile Trophy ?
P.P. :
Nous sommes déjà actifs depuis six ans sur les longues distances. Comme préparation spécifique pour Ie Crocodile Trophy, nous avons effectué un programme complet de marathons parmi lesquels Riva, Garmisch-Partenkirchen, Ardenne Trophy, Willingen. Tegernsee. Transalp Challenge, Grand Raid Cristalp et Grand Raid Godefroy. Avant de partir en Australie, nous avions déjà environ 18.000 km dans les jambes, dont la moitié en vélo de route. Une participation au Crocodile Trophy ne s'improvise pas du jour au lendemain. Une solide base physique, une motivation de fer et une bonne connaissance de soi sont primordiales.

02 : L'ltalien Roland Stauder s'est imposé cette année à la moyenne de 27,36 km/h au terme de 1500 km de course. Peut-on encore parler de VTT à cette vitesse ?
P.P.:
Cette vitesse moyenne élevée tient au fait qu'une grande partie du Crocodile Trophy se court en groupe. Les tongues et targes lignes droites permettent de rouler facilement en petits pelotons et de ce fait d'atteindre de hautes vitesses. Alors que sur un marathon classique, on roule seul la plupart du temps, en Australie on collabore pas mal entre nous. De là à dire que Ie Crocodile Trophy n'est pas une course de mountain bike, ce n'est pas juste : bien qu'une bonne partie des chemins ne comportent que peu de difficultés techniques, cette edition proposait pas mal d'etapes ou les vrais vététistes pouvaient largement s'exprimer. De même, ce sera it une erreur de croire que Ie Crocodile Trophy est plat: au total, nous avons gravi plus de 13.000 mètres de dénivelée!
Pour lire Ie compte-rendu complet du team Reevax en Australie, surfez sur www.reevax.be